Nouvelle station sur le chemin de croix de Sébastien Lecornu. Après avoir menacé les députés d’une dissolution, puis de passer le budget de l’Etat par ordonnance, le premier ministre s’est résolu, pour enfin sortir du blocage, à avancer de nouvelles propositions, vendredi 16 janvier. Sous pression, le locataire de Matignon, toujours en quête d’un compromis pour éviter la censure du gouvernement, s’est résolu à de nouvelles concessions.
Les socialistes, qui réclamaient des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes, ainsi que sur le logement et la transition écologique, ont vu leurs vœux exaucés. Lors d’une allocution de quinze minutes sur le perron de l’hôtel de Matignon, Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de « 50 euros en moyenne » de la prime d’activité, complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes. Le budget initial envisageait une réduction drastique de cette prime dédiée aux bas et très bas salaires. « C’était une erreur », a reconnu M. Lecornu.
Côté logement, il propose une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et prévoit 200 millions d’euros « pour de nouveaux projets Fonds vert », ainsi que le maintien de MaPrimRenov’. Enfin, avant même la prise de parole du premier ministre, Matignon avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, mesure chère aux socialistes.
Il vous reste 81.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.












