Les députés du groupe Ecologiste et social ne se rendront pas à Bercy pour discuter du budget mardi 6 janvier dans l’après-midi, ont-ils annoncé dans un communiqué, regrettant que le gouvernement n’ait pas fait le choix de « présenter un nouveau budget » après l’échec des discussions sur le projet de loi de finances (PLF) à la fin de 2025.
« Le groupe Ecologiste et social le dit clairement : ce ne sont pas des réunions à Bercy qui remplaceront le travail parlementaire. Nous mènerons le combat en commission et en séance à l’Assemblée nationale, avec détermination, pour défendre un budget de refondation écologique et sociale », affirment-ils.
Le groupe GDR (communistes et ultramarins) ne se rendra pas non plus à l’invitation de la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, et du ministre de l’économie, Roland Lescure, avait annoncé mardi matin son président, Stéphane Peu. Les députés GDR ne souhaitent pas « créer l’illusion qu’il y aurait dans [leur] groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de [les] voir [s’]abstenir ou encore moins voter pour [ce] budget », a-t-il souligné lors de la conférence de presse de son groupe.
Retour du PLF devant l’Assemblée nationale
Bercy avait annoncé lundi avoir invité les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée, hors La France insoumise et le Rassemblement national, pour une réunion de travail destinée à tenter de lever « les principaux points de blocage identifiés lors de la commission mixte paritaire » du 19 décembre. Ce conclave réunissant sept sénateurs et sept députés s’est soldé par un échec, les représentants des deux chambres actant rapidement l’impossibilité d’un accord.
Le projet de loi de finances est donc de retour à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. La commission des finances en débattra jeudi et vendredi, avant que le texte n’arrive dans l’Hémicycle à partir du 13 janvier, théoriquement jusqu’au 23 janvier.
Seul des groupes de gauche à se rendre à l’invitation des ministres, le Parti socialiste (PS) a rappelé mardi ses exigences en matière de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et de transition écologique. Le PS souhaite une hausse de neuf milliards d’euros des recettes, pour augmenter d’autant les dépenses, a affirmé le député Romain Eskenazi lors de la conférence de presse de son groupe.
Interrogé sur l’utilisation éventuelle par le premier ministre de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour pallier l’absence de majorité à l’Assemblée, M. Eskenazi a affirmé que le PS n’avait « pas de position de principe sur le 49.3 », appelant dans ce cas à la négociation d’un « pacte de non-censure » comme cela avait été fait au début de 2025 avec l’ancien premier ministre, François Bayrou.













