Certains préconisaient d’utiliser le rabot. Pour contenir le déficit public malgré les concessions accordées à la droite et aux socialistes, le premier ministre Sébastien Lecornu a choisi de tailler plutôt à la cisaille, voire à la hache, dans certaines dépenses publiques. En particulier dans les crédits de France 2030, le grand plan d’investissement lancé par Emmanuel Macron en 2021. C’est ce que révèle la nouvelle version du projet de budget pour 2026, dont la deuxième partie, concernant les dépenses, commence à être dévoilée. Le chef du gouvernement a engagé sa responsabilité sur ce texte, vendredi 23 janvier, après le rejet des motions de censure visant la première partie du budget, portant sur les recettes et la fiscalité.
« Pour maintenir la cible de déficit à 5 % du produit intérieur brut [PIB] en 2026 », un des amendements déposés vendredi par le gouvernement propose d’annuler 1,1 milliard d’euros sur les 5,5 milliards qui devaient initialement financer des « investissements stratégiques » dans le cadre du plan France 2030.
Depuis plusieurs semaines, le programme de 54 milliards d’euros sur cinq ans lancé à la fin de la crise du Covid-19 pour « rattraper le retard industriel français », « investir massivement dans les technologies innovantes » et « soutenir la transition écologique » paraissait sur la sellette. Au Sénat, mi-décembre 2025, la majorité de droite avait adopté un amendement du rapporteur général Jean-François Husson (Les Républicains) annulant déjà 1 milliard d’euros de crédits pour cette mission en 2026, après une première annulation de 500 millions d’euros en 2025.
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