Les économistes aiment disposer d’indicateurs originaux. A Bercy, les chances de trouver rapidement un budget de compromis avaient été indexées, mardi 6 janvier, sur le dîner avec des entrepreneurs à l’agenda du ministre de l’économie, Roland Lescure. Si les discussions budgétaires prévues juste avant avec une dizaine de députés triés sur le volet duraient au-delà de 20 heures, le ministre devrait s’éclipser, mais ce serait bon signe. Si elles tournaient court avant, il y aurait de quoi s’inquiéter sur la suite du processus…
Bonne nouvelle, vu de Bercy : les tractations ont duré plus de quatre heures, bien au-delà du début du dîner. Une vraie réunion de travail. Elle a permis aux spécialistes du budget au sein de la coalition gouvernementale et du Parti socialiste (PS) d’inventorier leurs points d’accord et de divergence sur la taxe sur les holdings, le fonds vert, etc. Une première étape nécessaire pour « clarifier les positions et identifier des pistes de convergence », dit-on à Bercy.
La France aura-t-elle bientôt un budget, très bientôt même ? Telle est l’ambition de Sébastien Lecornu. Après avoir échoué à faire adopter un projet de loi de finances avant la fin de 2025, le premier ministre a dû se rabattre sur une loi spéciale minimaliste, une nécessité pour la deuxième année consécutive. A présent, il tient à sortir au plus vite de l’impasse. Pas question de polluer les élections municipales de mars avec ce dossier qui symbolise l’impuissance du macronisme finissant.
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