- Après avoir cartonné dans « HPI », Bruno Sanches change de registre dans la nouvelle série policière de TF1.
- Dans « Alter Ego », il joue un avocat humaniste qui fait équipe avec un flic taiseux, incarné par Éric Cantona.
- « L’humanité des personnages m’a beaucoup touché », a confié à TF1info le comédien.
Ils forment un duo improbable mais réjouissant. Dans Alter Ego
, diffusé lundi sur TF1 et en streaming gratuit sur TF1+ (nouvelle fenêtre), Bruno Sanches donne la réplique à Éric Cantona, qui poursuit sa carrière de comédien entamée il y a quelques années. L’interprète de Gilles dans HPI
change de registre et se glisse dans la peau de Samy Kaddourian, un avocat humaniste, veuf et père de trois enfants qu’il élève seul avec l’aide de sa sœur.
Brillant mais totalement bordélique, il va faire équipe avec Joseph Batista, un flic taiseux de retour à Marseille pour rencontrer sa fille qu’il n’a jamais connue. Un rôle réjouissant pour le comédien révélé par le duo Catherine et Liliane avec Alex Lutz, dans « Le Petit Journal » sur Canal+.
Je suis très fan de monsieur Cantona !
Je suis très fan de monsieur Cantona !
Bruno Sanches
Alter Ego
est une série policière emmenée par un duo de personnages assez réjouissant. C’est ce qui vous a plu ?
Quand on m’a dit que j’allais former un duo avec Éric Cantona, j’étais assez content, parce que comme tout le monde de ma génération et des suivantes, je suis très fan de monsieur Cantona ! Après l’avoir rencontré, je le suis encore plus. L’humanité des personnages m’a beaucoup touché, que ce soit Samy Kaddourian ou Joseph Batista.
La série parle aussi de la paternité, un sujet rarement abordé à la télévision…
C’est vrai. J’avais très envie de jouer un père de famille, j’ignore pourquoi. La paternité des deux héros me bouleverse, il y en a un qui doit avancer pour ses enfants et l’autre qui n’a rien demandé et qui découvre à près de 60 ans qu’il a une fille. Il est obligé d’ouvrir son cœur et ça m’a beaucoup touché. C’est rare de voir ça à la télé.
Je suis père depuis douze ans dans la vraie vie
Je suis père depuis douze ans dans la vraie vie
Bruno Sanches
Vous n’aviez jamais joué de rôle de père ?
Non, alors que je suis père depuis douze ans dans la vraie vie. C’est quand même beau de jouer la parentalité parce que c’est paradoxal, à la fois difficile et magnifique.
Comme Samy, êtes-vous un papa poule ?
Oui je crois (il rit)
. Pour Samy, je ne me suis pas mal inspiré de ma vie parce que j’ai aussi une fille aînée et un garçon plus jeune. Quand je tournais les scènes du quotidien, ça résonnait avec ma vie personnelle.
Éric Cantona, un comédien très sensible
Éric Cantona est quelqu’un d’impressionnant. Quel genre de partenaire est-il ?
Il est impressionnant parce qu’on en a fait tout un mythe. Évidemment, il est très charismatique, mais son charisme est aussi dû à sa timidité. J’ai découvert quelqu’un de très sensible et qui écoute énormément les autres. On sent encore le petit garçon en lui. C’est un super partenaire, il a un CV impressionnant. C’est une star du foot et il a prouvé qu’il était comédien depuis un moment.
Samy est un avocat qui défend les autres avec beaucoup d’humanité. C’est un métier que vous auriez pu faire ?
Oh là là, pas du tout (il rit)
. Mais c’est un métier extraordinaire. J’ai rencontré autrefois des avocats qui défendaient des criminels, dont une qui devait défendre un terroriste du 13-Novembre. C’est compliqué. Moi dans la vie je suis quelqu’un de trop impulsif. J’ai un rapport très fort à l’injustice et j’ai beaucoup de mal à gérer mes émotions. Je ferais un très mauvais avocat !
Ma femme, c’est clairement mon alter ego
Ma femme, c’est clairement mon alter ego
Bruno Sanches
Dans la série, Marseille est vraiment filmée de façon positive. Rien à voir avec les clichés sur la ville.
C’est sûr que ce n’est pas Bac Nord
! Je ne connaissais pas du tout Marseille, j’avais entendu tout et n’importe quoi. Mais quand je suis arrivé là-bas, déjà il y avait du soleil, et c’est très agréable ! J’ai vu des personnes souriantes, qui parlaient fort. Moi qui suis d’origine portugaise, ça m’a rappelé Lisbonne. J’ai découvert une ville chaleureuse, qui fait la fête tout le temps, où tout le monde se mélange. J’ai adoré cette ville. Quand on est à Marseille avec Philippe Dajoux, le réalisateur qui vient de là-bas, et Éric Cantona, toutes les portes s’ouvrent !
HPI
a vraiment marqué un tournant dans votre carrière. C’est rare de participer à un tel succès, non ?
Oui c’est extraordinaire de participer à un truc aussi fou et qui nous a tous dépassés. On s’est vraiment beaucoup amusés, on était une bonne équipe. Après, on a tous eu envie de faire autre chose. On avait l’habitude de faire des audiences de fou, maintenant j’avoue, j’ai un trac fou !
Dans la vie, qui est votre alter ego ?
Ma femme, c’est clairement mon alter ego. On s’apporte l’un et l’autre beaucoup.











