- Après des jours de tensions entre les États-Unis et leurs alliés européens, Emmanuel Macron reçoit les Premiers ministres du Danemark et du Groenland, ce mercredi 28 janvier, à l’Élysée.
- Avant leur « déjeuner de travail », les trois dirigeants ont pris la parole, mettant l’accent sur la nécessité d’une Europe plus indépendante et de renforcer la sécurité dans l’Arctique.
Suivez la couverture complète
Menace d’annexion du Groenland : tension maximale entre les Etats-Unis et l’Europe
Une piqûre de rappel. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour du Groenland « est un appel au réveil stratégique pour toute l’Europe »
, a déclaré ce mercredi Emmanuel Macron avant un « déjeuner de travail »
, avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre du Groenland Jens Frederik Nielsen. Ce réveil doit notamment passer par « l’affirmation de notre souveraineté européenne », « sur la lutte contre les ingérences étrangères et la désinformation », « sur la lutte contre le réchauffement climatique »
et « sur un partenariat privilégié de développement durable et de réduction des dépendances stratégiques »
.
Réaffirmant « son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale »
du Danemark et de son île glacée, le président français a officialisé l’ouverture d’un consulat général à Nuuk. « Notre consul général a été nommé en janvier et s’installera à Nuuk début février, ce qui permettra de renforcer ce partenariat dans toutes ses composantes »
, de « la sécurité à la coopération économique à l’énergie en passant par l’éducation et la coopération scientifique »
, a-t-il annoncé.
En parallèle, la France et l’UE veulent renforcer leur dispositif face à « l’enjeu crucial de la sécurité de l’Arctique »
. « Face à la posture russe dans le Grand Nord, à la présence économique de la Chine, aux conséquences stratégiques de ce rapprochement, nous partageons la nécessité de renforcer notre posture de défense dans l’Arctique »
, a assuré Emmanuel Macron. Plusieurs États européens, dont la France, ont commencé à le faire dans le cadre des exercices conjoints dits « Arctic Endurance ». « Nous soutenons aussi un engagement accru de l’OTAN dans l’Arctique à travers la création d’une activité de vigilance renforcée. Et nous sommes prêts à nous y joindre »
, a ajouté le pensionnaire de l’Élysée.
À la suite de plusieurs semaines d’escalade, le président américain Donald Trump a reculé la semaine dernière sur le Groenland, après avoir menacé de s’emparer de ce territoire, y compris par la force, et d’imposer des droits de douane accrus aux pays européens.











