- La ministre de l’Agriculture était l’invitée d’Adrien Gindre ce mardi dans « En toute franchise ».
- Elle est notamment revenue sur la polémique autour de l’installation de méga-poulaillers que le projet de loi d’urgence entend faciliter.
- « Il ne faut pas opposer les modèles entre eux », estime-t-elle.
Le projet de loi d’urgence agricole (nouvelle fenêtre) est examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à partir de ce mardi 19 mai. Le gouvernement prévoit notamment de légiférer par ordonnance pour créer un régime spécial d’autorisation environnementale pour les bâtiments d’élevage, afin d’alléger les contraintes administratives. Une disposition visant à favoriser l’élevage intensif, selon les défenseurs de l’environnement. Une exploitation dans l’Oise doit par exemple à terme accueillir plus de 1,2 million de poules pondeuses (nouvelle fenêtre), rappelaient ce lundi Le Parisien (nouvelle fenêtre), qui consacrait une double page à cette mesure.
« Ce type d’élevage n’est pas la norme »,
a réagi ce mardi Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, face à Adrien Gindre dans « En toute franchise » sur TF1. « Pourquoi dans ce texte de loi d’urgence agricole y a-t-il des mesures sur les bâtiments d’élevage ? Parce qu’aujourd’hui, pour agrandir, moderniser ou créer un bâtiment d’élevage, c’est la croix et la bannière. Nous, ce que nous voulons, c’est que ce ne soit pas plus compliqué en France qu’ailleurs »,
a-t-elle expliqué.
« Il ne faut pas opposer les modèles entre eux »
« Singulièrement sur la volaille, aujourd’hui la moitié des volailles que l’on consomme sont élevées dans des élevages immenses, dans des conditions d’élevage beaucoup moins favorables au regard du bien-être animal »,
a-t-elle détaillé. Et de poursuivre : « Donc les Français mangent du poulet, mangent des œufs, seulement c’est produit ailleurs et dans des conditions qui sont infiniment moins vertueuses que celles auxquelles on assujettit nos propres éleveurs. »
« Il ne faut pas opposer les modèles entre eux »,
a-t-elle encore réagi, reconnaissant que dans l’exemple de l’exploitation de l’Oise, le chiffre (ndlr : 1,2 million de poules pondeuses) « peut paraître considérable »
mais, « il faut voir les conditions auxquelles les éleveurs français se sont soumis. »
Et de conclure : « Aujourd’hui, il n’y a plus d’élevage en cage pour les trois quarts des volailles. On a beaucoup amélioré la question du bien-être animal dans les élevages. »




