mardi, juillet 14

Il s’agit de deux Botswanaises : Bonolo Selelo et sa compagne Tsholo-felo Kumile. En couple depuis trois ans, les deux femmes ont voulu se marier l’année dernière. Et on leur a répondu que la loi encadrant le mariage stipule que cette union ne peut être qu’entre un homme et une femme.

L’une d’elles est avocate et elle argumente qu’il s’agit d’une interprétation de la loi, puisque d’autres textes ne font pas de distinction entre les genres. Elles contestent ainsi la légalité de cette interdiction. Elles ont donc déposé une plainte auprès de la Haute Cour du Botswana.

Ce 14 juillet 2026 se déroule la première audience durant laquelle elles vont plaider leur cause, et ce jusqu’à demain.

Le tribunal ne va pas légaliser ou non le mariage homosexuel, mais statuer sur le fait de savoir si cette loi sur le mariage est conforme à la Constitution ou non.

Une campagne d’opposition

Dans cette affaire, plusieurs organisations mènent campagne contre leur action, notamment des églises et une association de femme traditionnelles.

Au Botswana les relations entre personnes de même sexe sont légales depuis 2019, comme dans plusieurs autres pays de la région : le Lesotho, le Mozambique, les Seychelles, l’Angola, Maurice et la Namibie.

L’Afrique du Sud reste le seul pays du continent où le mariage homosexuel est légal, depuis maintenant près de 20 ans.

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