Selon l’AFP, onze hommes et trois femmes ont été tués vendredi dans une frappe menée sur un monastère près de la commune de Myaung, dans le centre du pays, en proie à une guerre civile. Le monastère aurait ensuite été visé une seconde fois, alors que des combattants locaux tentaient de secourir des habitants sous les gravats.
Malgré l’arrivée à la tête du pays du chef de l’armée en avril 2026, à l’issue d’une élection largement qualifiée de simulacre, les autorités birmanes continuent de mener avec intensité leur conflit contre l’opposition prodémocratique et les armées ethniques.
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L’ONU dénonce des attaques volontaires contre les civils
Dans ce conflit qui a fait plus de 100 000 victimes depuis le coup d’État de 2021, les civils paient un lourd tribut. Dans un rapport publié la semaine dernière, les enquêteurs de l’ONU accusent l’armée birmane de mener des séries d’attaques volontaires contre les populations civiles.
Le Mécanisme d’enquête indépendant pour la Birmanie recense notamment des « frappes aériennes » contre « des habitations, des écoles et des camps de personnes déplacées », ainsi « que des détentions arbitraires et des actes de torture sexuelle ».
Des accusations rejetées par le gouvernement birman et son chef, Min Aung Hlaing, ancien homme fort de la junte. En pleine campagne de « dédiabolisation », le président du pays a effectué ces derniers mois des déplacements en Inde, en Chine, au Laos, en Thaïlande et en Russie, tout en poursuivant la guerre civile dans son pays.
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