« Nous souhaitons fermer le site » de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, « c’est clairement notre objectif », a affirmé le secrétaire général de l’enseignement catholique, Guillaume Prévost, lundi 26 janvier.
Mais « nous ne souhaitons pas le faire dans n’importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilités » vis-à-vis des victimes et des familles notamment, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, quelques jours après des déclarations contradictoires sur le sujet, laissant planer une incertitude sur le devenir de l’établissement des Pyrénées-Atlantiques. « Nous nous sommes donnés trois mois pour aboutir », a-t-il ajouté.
Il y a sur le site « un symbole, un bâtiment » qui « est la version négative qu’il faut quitter », a de son côté affirmé Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec).
250 plaintes
L’avenir des enfants scolarisés sur place « est sur le groupe scolaire du Beau-Rameau », qui compte aujourd’hui trois établissements dans la commune voisine d’Igon (Pyrénées-Atlantiques) : une école primaire, un lycée et un lycée professionnel, a-t-il expliqué. « Il conviendra d’y rajouter un quatrième établissement, un collège. Voilà ce qui s’appelle la fermeture en bon ordre et proprement du site », a-t-il ajouté.
Le 22 janvier, Pierre-Vincent Guéret avait affirmé plus tôt sur RTL que le site sur lequel se trouve l’établissement de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences, dont des agressions sexuelles, « va fermer ». « A ce stade », il n’est « pas question de fermeture de l’établissement » scolaire Le Beau Rameau, anciennement Bétharram, avait démenti, dans la journée, Guillaume Prévost.
Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame de Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïques pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.














