samedi, septembre 5

Le groupe de hackers Rhysida a mis en ligne sur le dark web près de six téraoctets de données de l’administration du Land de Berlin. Parmi ces données figureraient des informations extrêmement sensibles. L’ampleur de la fuite est considérable : 1 439 893 fichiers. Jusqu’à présent, l’administration berlinoise et le monde politique restent quasiment muets.

Parmi les fichiers mis en ligne figure notamment un dossier intitulé « AG CBRN-Rahmenplanung ». CBRN désigne les risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Des informations hautement sensibles sur d’éventuels scénarios de danger pourraient donc être accessibles au public, mais également à des groupes terroristes ou à des services de renseignement étrangers.

Le journaliste d’investigation Lars Winkelsdorf tire la sonnette d’alarme sur X. Selon lui, cette cyberattaque atteint « une dimension menaçant la sécurité de l’État » : « On y trouve, en plus de dossiers du LKA (Office régional de police judiciaire en AllemagneEuronews) liés à des enquêtes, des plans concernant l’état de défense, voire des voies de communication secrètes du gouvernement fédéral pour le scénario de fin du monde. »

De nombreuses données personnelles ont également été dérobées, notamment celles de fonctionnaires du Land. Parmi ces informations figureraient des actes de naissance, des listes d’absences, ainsi que des numéros de téléphone et des adresses privées.

Les maîtres-chanteurs avaient auparavant menacé de publier les données sur leur site de fuites et exigé une rançon de 30 bitcoins, soit environ deux millions d’euros. Ils avaient pour cela lancé un compte à rebours, qui a expiré vendredi vers 15 h 35. Avant même l’expiration de l’ultimatum, le Sénat de Berlin avait précisé qu’il ne cédait pas, par principe, à ce type de chantage et avait ignoré la demande.

Peu après la fin du compte à rebours, la fuite a eu lieu : l’immense volume de données a été publié sur le dark web. Sur les réseaux sociaux, des membres du groupe de hackers ont déjà diffusé des listes de noms de fichiers, donnant un aperçu de l’ampleur de l’attaque et du volume de données désormais divulguées.

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [feedback-articles-fr@euronews.com].

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