Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé ce lundi 15 juin que la guerre contre l’Iran avait sauvé son pays de la menace d’une « destruction nucléaire », après l’annonce d’un accord entre Washington et Téheran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Le plus important, c’est que nous avons sauvé l’État d’Israël de la menace d’un anéantissement nucléaire », a déclaré Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a défendu son bilan et les opérations militaires israéliennes en Iran, au Liban et à Gaza. Une prise de parole au cours de laquelle il a annoncé sa candidature aux élections législatives prévues à la fin de l’année.
L’accord convenu entre les États-Unis et l’Iran a largement été considéré comme un échec pour Israël par la société et une grande partie de la classe politique.
« Le régime que nous voulions renverser ressort renforcé »
La fin prévue des hostilités intervient à quelques mois d’élections législatives cruciales pour l’avenir politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a fait de la lutte contre la menace iranienne l’un des marqueurs de sa carrière.
Or, « le régime que nous voulions renverser ressort renforcé », estime Danny Citrinowicz, ancien du renseignement militaire israélien, qui évoque même une « catastrophe politique et sécuritaire » pour l’État hébreu.
« Le principal problème de cet accord c’est que les questions importantes du point de vue d’Israël, celles liées au nucléaire, sont reportées à un avenir dont on ignore tout », développe Sima Shine, ancienne responsable du renseignement israélien et spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS) dans un entretien à l’AFP.
L’accord prévoit bien l’ouverture de discussions dans un délai de 60 jours sur plusieurs dossiers, dont le programme nucléaire iranien, mais selon Sima Shine, l’expérience des négociations passées avec Téhéran laisse penser que les discussions risquent de se prolonger longtemps.
Même scepticisme chez Danny Citrinowicz. « Même dans une deuxième phase, on ne sait pas ce qu’on va obtenir, si tant est qu’on obtienne quelque chose », affirme ce spécialiste de l’Iran à l’AFP, soulignant que l’accord ne dit rien du programme balistique iranien.
Article original publié sur BFMTV.com




