mardi, mai 12

Les Émirats arabes unis (EAU) seraient un “belligérant actif” de la guerre contre l’Iran, selon des “personnes bien informées” citées par The Wall Street Journal, dans un article publié lundi 11 mai. Le quotidien américain affirme ainsi qu’Abou Dhabi aurait mené des frappes aériennes, notamment contre une raffinerie sur l’île iranienne de Lavant, dans le golfe Arabo-Persique, au début d’avril, juste avant l’annonce par le président américain, Donald Trump, du cessez-le-feu.

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Les Émirats arabes unis n’ont jamais admis publiquement avoir mené de telles frappes, mais des “spéculations sur une implication émiratie dans la guerre ont circulé dès la mi-mars, quand un avion de chasse qui ne semblait appartenir ni à Israël ni aux États-Unis a été filmé au-dessus de l’Iran”, rappelle le journal. De même, des images d’avions de chasse français de type Mirage et de drones de fabrication chinoise dans le ciel iranien semblent indiquer que les Émirats participent à des opérations offensives, puisqu’il s’agit de matériel qui n’est utilisé ni par Israël ni par les États-Unis.

Abou Dhabi dispose d’une armée de l’air “hautement entraînée et très capable”, qui utilise justement des Mirages en sus des F-16 américains, ce qui leur offre une capacité aérienne “exceptionnellement sophistiquée” pour les standards de la région.

“Le pays du Golfe le plus enclin à l’affrontement”

Au départ, les Émirats arabes unis n’ont pas voulu de cette guerre, mais ont depuis évolué pour être aujourd’hui “le pays du Golfe le plus enclin à l’affrontement” guerrier avec l’Iran. Ils assumant également de plus en plus ouvertement leur alignement avec les États-Unis et Israël, contrairement à la majeure partie des autres pétromonarchies arabes du Golfe.

Ce qui explique en partie pourquoi ils ont été particulièrement visés par les tirs de représailles iraniennes – “plus de 2 800 missiles et drones, beaucoup plus que tout autre pays, y compris Israël”, souligne le Wall Street Journal.

Les autorités locales n’ont pas confirmé leur participation à des opérations offensives contre l’Iran. Washington a également “refusé de commenter”, mais “n’a pas été mécontent” de voir un de ses alliés arabes prendre aussi clairement position en sa faveur.

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