- Quatre personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans une collision entre un car scolaire et un train, mardi dans le nord de la Belgique.
- Les cinq autres élèves présents dans le minibus ont été transportés à l’hôpital avec des blessures graves et dans un état critique.
- Selon le gestionnaire du réseau ferré belge, le minibus a franchi un passage à niveau, dont la barrière était fermée, avec un feu rouge.
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Le 20H
Le minibus a été projeté à plusieurs mètres du passage à niveau, témoignant de la violence du choc. Quatre personnes, dont deux enfants, ont été tuées mardi 26 mai au matin dans une collision entre un car scolaire et un train dans le nord de la Belgique. Voici ce que l’on sait de ce dramatique accident.
Que s’est-il passé ?
L’accident entre un minibus transportant neuf personnes, dont sept élèves scolarisés dans un établissement pour des enfants avec des troubles du comportement et des troubles du spectre de l’autisme, et un train régional a eu lieu au passage à niveau de Vierhuizen, dans le village de Buggenhout (Flandre-Orientale), à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Bruxelles.
« Ça s’est passé vers 08h08 (06h08 GMT). Un minibus a été percuté par un train qui devait marquer l’arrêt à la station suivante »
, a déclaré à l’AFP Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferré belge. Le car scolaire a alors « été projeté à une quinzaine de mètres contre un pylône métallique qui soutenait certains câbles du passage à niveau »
, a-t-il ajouté, déplorant un « bilan dramatique »
après un choc « excessivement violent »
.
Que sait-on des victimes ?
Quatre occupants du minibus, deux élèves âgés de 12 et 15 ans, ainsi que le conducteur et leur accompagnatrice, ont été tués dans la collision, a annoncé mardi la porte-parole du parquet de Flandre orientale, Lisa De Wilde. Les cinq autres élèves ont été transportés à l’hôpital avec des blessures graves et dans un état critique. « Mais à l’heure actuelle, leur état est stable »
, a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse. Aucun des voyageurs à bord du train n’a été blessé.

Le Premier ministre belge, Bart De Wever, s’est dit « profondément bouleversé »
par ce « terrible accident »
. « Mes pensées vont aux familles touchées »
, a-t-il écrit sur le réseau social X. « C’est vraiment triste, ce qui est arrivé. Je n’arrive pas à trouver les mots »
, a réagi au micro de TF1 une habitante de la ville endeuillée. « C’est très dramatique, surtout que c’est avec des enfants »
, ajoute une autre.
Une enquête ouverte
Les circonstances de ce drame sont encore floues. S’agit-il d’un défaut de signalisation ou d’une erreur de conduite du chauffeur ? Le passage à niveau fonctionnait normalement, selon la compagnie ferroviaire. « Le conducteur a tourné et s’est engagé – il a franchi une barrière qui était fermée, elle a d’ailleurs été pliée – et puis a franchi le feu rouge et a été heurté par un train qui arrivait à environ 120 km/h »
, explique le porte-parole d’Infrabel dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.
Des enquêteurs en combinaison blanche s’affairaient mardi après-midi sur le lieu de l’accident. Il leur faudra déterminer ce qui a amené le chauffeur à forcer les barrières du passage à niveau. Une autopsie et des analyses toxicologiques seront réalisées pour savoir si le chauffeur conduisait sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants, ou encore s’il a été pris d’un malaise.




