CANAL+ – LUNDI 12 JANVIER À 21H10 – SÉRIE
Aux côtés des coproductions internationales survoltées, des récits postapocalyptiques angoissés et des true crime en mode copier-coller, il existe encore à la télévision en général, et sur Canal+ en particulier, un tout petit espace pour les polars sans fioriture, écrits à l’os et filmés droit au but. Ce terrain-là est judicieusement occupé par la série de Jérémie Guez et Erwan Augoyard. Meilleure représentante actuelle de la « Création originale » de la chaîne cryptée, label lancé il y a une vingtaine d’années dans la foulée des grandes séries HBO, B.R.I. tient de The Wire (et de David Simon plus largement), l’art de faire exister des personnages en peu de scènes et peu de mots.
Elle retient aussi l’intelligence du casting, peu ou prou le même qu’en saison 1, pour incarner ce groupe de jeunes agents surentraînés de la B.R.I. de Versailles, réunis autour d’un vétéran du Bataclan, Said (Sofian Khammes), et chapeauté par Ferracci (Emmanuelle Devos), cheffe à poigne mise en difficulté par un ancien mentor, Vingre (Vincent Perez). Comme en saison 1, l’intrigue a pour centre névralgique un trafic de drogue mené par un caïd d’Anvers avec l’appui de Nina Perez (Nina Meurisse), fille du parrain interprété en saison 1 par Vincent Elbaz.
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