“Être séduisant est désormais une condition d’embauche”, titre Business Insider. Emily Reynolds, 44 ans, dirige une compagnie de relations publiques et avec cette responsabilité, dit-elle, vient la pression de paraître jeune, explique le site américain : “Reynolds a essayé le Botox, les injections de comblement, les traitements laser et de soins hydratants pour le visage.” Une employée de 30 ans travaillant dans le même domaine, Alanna Barry, explique pourquoi elle veut entreprendre un traitement dentaire Invisalign pour corriger l’aspect de ses dents : “Vous avez tendance à obtenir de meilleures débouchés que quelqu’un qui n’est peut-être pas à son avantage.” Les hommes influents du secteur de la tech sont de plus en plus nombreux à recourir au lifting, assure le site. Selon la Société américaine des chirurgiens plastique, ils représentent 7 % des patients en chirurgie plastique.
L’importance de l’apparence
“L’impact de l’apparence dans les milieux de travail est un phénomène largement documenté. Les personnes jugées attirantes et les hommes de grande taille jouissent de meilleurs salaires et d’une crédibilité accrue”, observe le quotidien canadien La Presse. Une étude de 2023 relatée par Business Insider a d’ailleurs révélé que les titulaires d’un MBA jugés attrayants gagnent 2,4 % de plus que les autres détenteurs d’un diplôme similaire et que les personnes les plus belles peuvent gagner 5 500 dollars (environ 4 700 euros) de plus par année.
Le Canada est aussi entré dans cette ronde. La coprésidente du cabinet de recrutement montréalais La Tête chercheuse, Élisabeth Starenkyj, indique à La Presse que les professionnels et cadres de 55 ans et plus qu’elle croise n’ont plus la même apparence que ceux rencontrés il y a seulement dix ans : ils ont maintenant l’air “plus reposés et beaucoup plus en forme”. Avec cette contrepartie : “Les chirurgiens plastiques des États-Unis constatent que leurs clients sont nombreux à vouloir cacher les signes de fatigue dans les postes à responsabilité.” Le titre canadien déplore que “paraître épuisé devient, en quelque sorte, une faute professionnelle. Rien pour aider la santé mentale.”
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