- La SNCF a enregistré un bénéfice net de 1,8 milliard d’euros en 2025 (hausse de 16 % par rapport à l’année précédente).
- Le transporteur présente un bilan financier dans le vert pour la cinquième année d’affilée.
La situation financière de la SNCF est, plus que jamais, sur de bons rails. Le transporteur a engrangé un bénéfice net de 1,8 milliard d’euros en 2025. Cela représente une hausse de 16 % par rapport à l’exercice précédent. Les comptes de la SNCF finissent dans le vert pour la cinquième année consécutive. « Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe »
, assure le directeur financier Laurent Trevisani, à l’AFP.
Les TGV en locomotive
Parmi les enseignements particulièrement positifs, le chiffre d’affaires de SNCF Voyageurs, qui exploite les trains, a progressé de 3% à 20,8 milliards d’euros et son ratio de rentabilité s’est amélioré. Ainsi, l’activité TGV présente « de bons résultats commerciaux grâce notamment à une fréquentation estivale historique, une reprise confirmée à l’automne et une nouvelle progression des taux d’occupation »
, assure la SNCF. La filiale espagnole Ouigo Espana est également rentable après cinq ans d’existence, ayant accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu’en 2024. Enfin, SNCF Réseau a vu son chiffre d’affaires progresser, s’établissant à 8,4 milliards d’euros.
Parmi les déceptions figurent la baisse de fréquentation sur les lignes Intercités (-1%), notamment en raison de « travaux majeurs sur le réseau ferré »
, et le transport de marchandises, avec des ventes en recul dans un contexte mondial difficile (tarifs douaniers, tensions géopolitiques, conflits locaux, reculs industriels…).
À noter qu’à la différence des entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires, la SNCF garde ses bénéfices pour les réinvestir dans les lourds travaux nécessaires sur son réseau ferroviaire vieillissant, très dégradé par endroits. La firme « réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire tout en préservant sa structure financière »
, souligne auprès de l’AFP le directeur financier, Laurent Trevisani. Au total, l’an dernier, 11 milliards d’euros ont été investis en France, soit pour améliorer les voies, soit pour acheter des trains neufs.
La dette de la SNCF reste tout de même importante, passant de 24,7 milliards d’euros à 24,3.












