Depuis trois jours, Marco Rubio, le secrétaire d’Etat américain, est sur tous les écrans. Le vice-président, J. D. Vance, invisible, se retrouve cantonné à des messages sur les réseaux sociaux. La rivalité officiellement amicale entre les deux hommes qui pourraient prétendre à la succession politique du mouvement MAGA (Make America Great Again) vient de connaître une étape majeure, avec l’opération militaire menée au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier. Quelques heures plus tard, Marco Rubio se tenait aux côtés de Donald Trump pour commenter l’enlèvement du président Nicolas Maduro. Discipliné, prudent dans ses formulations, il participait le lendemain aux grandes émissions politiques du dimanche, à la télévision.
« Ceci n’est pas une invasion, disait-il sur ABC. Nous n’avons pas occupé un pays. » Sur CBS, il rejetait les comparaisons historiques avec les changements de régime américains au Moyen-Orient. « L’appareil entier de la politique étrangère pense que tout est Libye, tout est Irak, tout est Afghanistan. Ce n’est pas le Moyen-Orient ici, et notre mission est différente. C’est l’hémisphère occidental. » Comprendre l’arrière-cour historique des Etats-Unis, où ces derniers exploitent ce qu’ils veulent et arrachent les mauvaises herbes.
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