Enfant, le bassiste et chanteur Steve Ibrahim – en concert le 10 mars à La Maroquinerie, à Paris – se rêvait musicien ou astrophysicien. Quand Le Monde le rencontre au centre FGO-Barbara, dans la capitale, où il répète les chansons de son premier album, le délicat L’Oiseau bleu, il nous fait penser au personnage principal de Gagarine. Le film de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, sorti en 2021, raconte la destruction de la cité d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui portait le nom de l’astronaute russe Youri Gagarine (1934-1968). Dans ce long-métrage, Youri, grand adolescent noir, la tête dans les nuages, avait construit une station spatiale dans l’immeuble vidé de ses occupants.
Steve Ibrahim, 25 ans, a grandi lui aussi dans le Val-de-Marne, à Charenton-le-Pont, auprès de sa mère, infirmière. Et il a longtemps mené de front ses deux passions, les sciences et la musique. Ses chansons racontent son enfance, les week-ends dans le 20ᵉ arrondissement, chez son père, et les excursions parisiennes avec son grand frère. S’inspirant aussi bien du folk américain que de la musique électronique britannique, elles donnent un nouveau souffle à la chanson française.
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