A la croisée de la vidéo et du cinéma, avec deux longs-métrages à son actif, Clément Cogitore s’est fait une place à part dans le champ artistique. En 2019, il avait fait sensation avec le tourbillon des Indes galantes, sa mise en scène version hip-hop et krump de l’opéra baroque de Rameau, à l’Opéra de Paris, un an après avoir remporté le prix Marcel-Duchamp, consacré à l’art contemporain, et être devenu professeur à l’Ecole des beaux-arts de Paris. Cet hiver, il met deux de ses casquettes en avant : celle d’artiste, avec l’exposition « Ferdinandea, l’île éphémère », présentée au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), à Marseille, et celle, plus inattendue, de commissaire, avec une sélection des projets de ses anciens étudiants aux Beaux-Arts de Paris.
« Ferdinandea » n’est pas son projet le plus récent, il l’a déjà montré au Musée Madre, à Naples (Italie), en 2022, mais c’est la première fois qu’il est visible en France, et le MuCEM vient parallèlement d’en faire l’acquisition. Cette île éphémère est une histoire méditerranéenne oubliée, que Clément Cogitore avait découverte par hasard chez un bouquiniste de Palerme, en feuilletant un livre qui revenait sur cette histoire aux multiples secousses, aussi bien tectoniques que diplomatiques.
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