L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER
Un chômeur aux abois se décide à tuer un à un ses principaux concurrents pour se donner toutes les chances possibles sur le marché de l’emploi. L’intrigue d’Aucun autre choix, le nouveau long-métrage du Sud-Coréen Park Chan-wook, vous semble familière ? C’est peut-être que vous avez déjà regardé Le Couperet (2005), de Costa-Gavras, avec José Garcia dans le rôle principal, première adaptation du roman du même nom de l’Américain Donald Westlake. Les deux films suivent globalement la même trame amorale, suscitant une certaine empathie pour leur antihéros meurtrier. Mais les partis pris des deux réalisateurs sont suffisamment distincts pour que leurs œuvres avancent des propositions esthétiques et morales sensiblement différentes.
Chez Park Chan-wook, pas de voix off, très présente chez Costa-Gavras. Et surtout, un subtil équilibre fait de constantes ruptures de ton. Là où Le Couperet tenait tout du long une note dramatique, servi par une mise en scène empreinte d’une certaine sécheresse, Aucun autre choix suit une pente satirique beaucoup plus flamboyante. Park Chan-wook offre au passage quelques scènes mémorables d’humour macabre, telle cette tentative d’assassinat qui vire à la thérapie conjugale au son du Redpepper Dragonfly, de Cho Yong-pil, quelque part entre la tragédie et la farce.
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