- Alors que la Fifa étudie un élargissement du Mondial de 48 à 64 équipes, Gianni Infantino a provoqué une vive polémique en Italie après des propos moqueurs.
- Le patron de la Fifa a raillé l’absence de la « Squadra Azzurra » à la Coupe du monde, suggérant qu’elle « se qualifierait peut-être » dans un format élargi.
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Un président de la Fifa ne devrait pas dire ça. Brièvement interrogé par CazéTV (nouvelle fenêtre), une chaîne YouTube brésilienne, avant le match d’ouverture de la Coupe du monde à Mexico, qui a vu El Tri
dominer l’Afrique du Sud (2-0) (nouvelle fenêtre), jeudi 11 juin, Gianni Infantino a évoqué « des discussions sur une extension »
du format de 48 sélections, inauguré à l’occasion du Mondial nord-américain, « à 64 équipes »
dès la prochaine édition en 2030 pour le centenaire de la compétition (nouvelle fenêtre).
« Cette question a été soumise au Conseil de la Fifa, mais en attendant, profitons de cette première édition à 48 équipes »
, a indiqué le dirigeant italo-suisse de l’instance organisatrice. Avant, à la surprise générale, d’ironiser sur la non-qualification de l’Italie (nouvelle fenêtre) pour cette édition 2026.
Avec une Coupe du monde à 64 participants, « peut-être que l’Italie se qualifiera. On pourrait même aller jusqu’à 228 pour voir si elle y arrive »
, a lancé Gianni Infantino dans un éclat de rire, alors que la Nazionale
, quadruple championne du monde, a échoué pour la troisième fois de suite, après 2018 et 2022, à valider son billet pour le tournoi international.
Il ne parle pas comme un simple supporter dans un bar
Il ne parle pas comme un simple supporter dans un bar
Un député italien
Il n’en fallait pas plus pour que les Italiens prennent la mouche. « C’était une sortie malheureuse, un faux pas qui a heurté la sensibilité de toute la communauté sportive italienne »
, a regretté la Fédération italienne de football (FIGC), dans des propos rapportés par l’agence Ansa (nouvelle fenêtre).
Cette boutade du patron de la Fifa a suscité de vives réactions de l’autre côté des Alpes. L’une des plus virulentes ? Celle de Gaetano Amato, député du Mouvement 5 étoiles (M5S). Le membre du parti de l’ex-Premier ministre Giuseppe Conte a rhabillé Gianni Infantino pour l’hiver.
« N’oublions pas qu’il ne parle pas comme un simple supporter dans un bar, mais en tant que président de la Fifa »
, a pointé le politique italien, rapporte le quotidien transalpin La Gazzetta dello Sport
(nouvelle fenêtre). « Un rôle qu’il occupe grâce au soutien de la Fédération italienne et qui devrait imposer équilibre, respect et responsabilité institutionnelle. »
Le ministre des Sports veut lui parler
« Nous sommes les premiers à avoir honte du déclin de notre équipe nationale et du désastre que traverse le football italien ; nous n’avons pas besoin de ses plaisanteries de mauvais goût pour le constater. Se moquer de l’Italie est d’une mesquinerie rare, surtout de la part de quelqu’un qui devrait représenter le football mondial tout entier, Italie comprise »
, a-t-il dénoncé, réclamant une réponse du gouvernement. « Les erreurs des Azzurri sont graves. Celles du président de la Fifa le sont encore plus. »
Le ministre italien des Sports, Andrea Abodi,
s’est lui dit « perplexe »
par rapport à ce qu’il a lu. « Je souhaite l’entendre. (…) La distance entre l’Italie et le Mexique étant importante, il est préférable de lui parler au téléphone pour comprendre, en fonction de ses disponibilités »
, a-t-il réagi, cité par des médias. « Ça m’intéresse de connaître le fond de sa pensée. »




