Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de Donald Trump
Un an après son retour au pouvoir, le président américain a vanté mardi ses réalisations lors d’une conférence de presse décousue où il s’en est pris aux immigrants illégaux, tout en déplorant que son message économique « n’atteigne pas » les Américains.
D’une voix inhabituellement basse, le président américain a entamé son discours depuis le podium de la salle de presse de la Maison Blanche, bondée, en montrant des photos d’« assassins déséquilibrés » arrêtés selon lui par la police de l’immigration (ICE) et expulsés des Etats-Unis, notamment dans le Minnesota, théâtre de manifestations contre la politique du gouvernement en matière d’immigration.
M. Trump, qui a répété sa diatribe contre les immigrés somaliens, a tour à tour parlé de son programme économique, revendiqué d’avoir nettoyé le gouvernement fédéral, et vilipendé son prédécesseur démocrate Joe Biden.
« A compter du début du mois, nous ne verserons plus d’argent aux villes sanctuaires », a déclaré Trump.
« Nous avons hérité d’un chantier. Les chiffres dont nous avons hérité étaient en forte hausse, et maintenant on les a ramenés, quasiment tous, bien plus bas », a-t-il dit, en citant l’inflation. « Nous les avons fait baisser considérablement. Je veux dire, je ne comprends pas… Peut-être que mes chargés de relations publiques ne sont pas très bons, mais nous n’arrivons pas à faire passer le message », a-t-il cependant concédé, alors que la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, restait de marbre.
Parlant de l’opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, qu’il a écartée pour le moment de sa stratégie dans ce pays, il a salué « une femme incroyablement gentille ». « Nous sommes en train de discuter avec elle, et nous pourrons peut-être la faire participer d’une manière ou d’une autre. J’aimerais beaucoup pouvoir faire cela », a-t-il ajouté.














