- Mercredi 26 août, l’effondrement d’un glacier a provoqué un torrent de boue dévastateur à la frontière entre le Népal et le Tibet.
- Des villages et des infrastructures ont été totalement engloutis.
- Les autorités népalaises ont publié des images, notamment satellites, qui permettent de mieux réaliser l’ampleur des destructions.
Sur une première photo, le poste-frontière de Gyirong, longé par une rivière. Sur l’image suivante, une étendue de boue. Les deux clichés, visibles dans l’extrait du 20h de TF1 en tête de cet article, ont été pris par satellite dans l’Himalaya, à la frontière entre le Népal et le Tibet. Ils dévoilent l’ampleur de la catastrophe qui a frappé la région mercredi 26 août, lorsqu’une coulée meurtrière a parcouru plus de 170 kilomètres. Les immenses bâtiments ont tous disparu, ensevelis dans un cercueil de terre.
Un peu plus bas dans la vallée, les toits colorés du village de Timure ont également été engloutis en quelques secondes. Plus loin encore, la coulée de boue a avalé une centrale hydroélectrique dans sa course folle.
Les images de l’effondrement d’un glacier
L’origine du drame a, elle aussi, été figée en photo par un randonneur le jour même : un premier cliché, authentifié ce samedi 29 août par le New York Times
, montre un glacier, soutenu par une paroi rocheuse de près de deux kilomètres de long. Deux heures plus tard, le randonneur filmait avec son drone deux grands nuages bruns, au moment où le décrochement de la paroi rocheuse engendrait un torrent de roche, de glace et de boue s’élançant à travers la vallée.
La catastrophe a fait au moins 682 morts, selon un bilan officiel encore très provisoire des autorités népalaises et chinoises. Quelques 3.000 personnes sont toujours portées disparues.

