Nicolas Bay a certes avancé d’un pas, il n’est pas certain que ce soit suffisant. « J’ai cheminé, j’ai réfléchi, a déclaré, lundi 19 janvier le député européen au procès en appel des assistants européens du Front national (FN, ancien nom du Rassemblement national). Je ne suis pas dans une forme de déni. » Il a finalement reconnu, sous l’impitoyable déluge de questions de la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, que son assistant avait peut-être travaillé un temps « dans une zone grise ». Des demi-aveux, torpillés quelques heures plus tard par ledit assistant, qui a fini par reconnaître que, payé par le Parlement européen, il avait travaillé « à 90 % » pour le parti.
Nicolas Bay est élu député européen en mai 2014. Bien implanté dans son fief de Normandie, il est bientôt secrétaire général du parti, et cherche à constituer son équipe. « J’ai essayé de m’organiser rapidement, a dit le prévenu, je n’avais qu’une vision lointaine et assez théorique de tout ça. » Il embauche un assistant accrédité à Strasbourg et Bruxelles – qui sera renvoyé en 2019 après la publication d’une photo antisémite – et trois assistants locaux, trois militants normands, dont Timothée Houssin.
Il vous reste 77.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









