L’un est accablé, l’autre combatif. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ont beau n’être séparés que par quelques mètres dans le box des accusés, à la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, leur attitude à l’audience est aux antipodes. La première semaine du procès en appel de l’assassinat du professeur Samuel Paty en 2020 par un jeune djihadiste d’origine tchétchène à la suite de critiques envers l’enseignant sur les réseaux sociaux, a été consacrée à étudier le parcours et la personnalité des quatre accusés.
Alors que les CV de Naïm Boudaoud et d’Azim Epsirkhanov, les deux complices présumés d’Abdoullakh Anzorov, le terroriste tué par les forces de l’ordre immédiatement après le meurtre, n’ont pas révélé grand-chose tant ils sont jeunes, les parcours de Brahim Chnina et d’Abdelhakim Sefrioui, condamnés respectivement à treize et quinze ans de réclusion pour « association de malfaiteurs terroriste », ont été plus riches d’enseignements, étant donné leur âge. Si le premier a 53 ans et le second 66, Brahim Chnina, très affecté par son rôle dans le drame et par la détention, affaibli par la maladie, semble nettement plus âgé qu’Abdelhakim Sefrioui.
Il vous reste 82.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.















