Du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, au procès de Nuremberg (Allemagne), comparaissaient vingt et un des principaux responsables du IIIe Reich, poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Parmi eux, Rudolf Hess, un des plus proches lieutenants d’Adolf Hitler, Ernst Kaltenbrunner, chef de la SS puis du service de sûreté et de renseignement nazi, Joachim von Ribbentrop, ministre des affaires étrangères, Alfred Rosenberg, le théoricien du nazisme, Hans Frank, le président de l’Académie de droit allemand puis gouverneur de la Pologne. Mais surtout, Hermann Göring, le premier personnage du Reich après le Führer.
Ce procès est mis en scène dans Nuremberg, de James Vanderbilt, en salle le 28 janvier. Ce dernier fut le scénariste du terrifiant Zodiac (2007), de David Fincher où, déjà, il témoignait de son goût pour les psychopathes. Mais à Nuremberg, les accusés étaient-ils d’authentiques déséquilibrés ? A savoir des responsables politiques qui, pour mettre en place les conditions d’un meurtre de masse, avaient forcément perdu la raison.
Nuremberg conjugue deux intrigues parallèles. Celle du face-à-face entre le procureur en chef américain Robert H. Jackson (Michael Shannon) et Hermann Göring, incarné par un impressionnant Russell Crowe. Et celle des entretiens menés à Nuremberg par un jeune psychiatre américain, Douglas Kelley (Rami Malek), pour étudier le profil psychologique du numéro deux du Reich et d’autres chefs nazis, en vue de préparer leur procès et d’établir s’ils étaient sains d’esprit, responsables de leurs actes, et qu’ils pouvaient donc en répondre devant une juridiction.
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