Au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation en Iran fin décembre, selon un nouveau bilan ce jeudi 8 janvier de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.
« La répression s’étend et devient chaque jour plus violente », a affirmé le directeur de l’ONG, Mahmood Amiry-Moghaddam, ajoutant que « des centaines » de personnes avaient également été blessées et plus de 2.000 arrêtées. Mercredi a été la journée la plus meurtrière de ce mouvement qui dure depuis 12 jours, avec 13 manifestants tués.
Les médias iraniens et les autorités ont pour leur part fait état d’au moins 21 morts depuis le début des manifestations, dont des membres des forces de l’ordre, selon un décompte de l’AFP.
« Tout comportement violent ou coercitif doit être évité »
Le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé jeudi à « la plus grande retenue » face aux manifestations.
« Tout comportement violent ou coercitif doit être évité », a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur son site internet, appelant à « la plus grande retenue » ainsi qu’au « dialogue » et à « l’écoute des revendications du peuple ».
L’Iran subit également « une coupure d’internet à l’échelle nationale », selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, se basant sur des « données en temps réel ».
« Cet incident fait suite à une série de mesures de censure numérique de plus en plus strictes visant les manifestations à travers le pays, et entrave le droit du public à communiquer à un moment critique », a écrit Netblocks sur le réseau social X.
Ces manifestations, initialement liées au coût de la vie, sont les plus importantes en Iran depuis celles ayant eu lieu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.
Article original publié sur BFMTV.com











