Le scrutin a permis à la formation que Sanae Takaichi préside, le puissant Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) de remporter à lui seul une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement. Ce score est le meilleur de l’histoire du PLD et renforce la dirigeante ultra-conservatrice pour la mise en œuvre de son programme au cours des quatre prochaines années dans l’archipel de 123 millions d’habitants.
Sanae Takaichi s’est engagée à renforcer les dépenses militaires du pays, à durcir les réglementations sur les étrangers et à doper les mesures de soutien à l’économie dans une conjoncture morose. Dans la foulée d’un colossal plan de relance fin 2025, la Première ministre a promis d’exempter de taxe sur la consommation les produits alimentaires sur les deux prochaines années pour soulager les ménages face à une inflation persistante.
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Sanae Takaichi devrait, selon les médias japonais, reconduire l’ensemble des membres de son gouvernement. Elle tiendra une conférence de presse plus tard ce mercredi 18 février, avant de prononcer un discours de politique générale vendredi au Parlement.
Sa large victoire inscrit Sanae Takaichi dans le sillage de son mentor Shinzo Abe, ancien Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020, qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires.
Mais le gouvernement Takaichi fait aussi face à un regain de tensions avec la Chine. Sanae Takaichi avait laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté, provoquant la colère de son puissant voisin.
En réaction, Pékin a déconseillé à ses ressortissants les voyages au Japon et durci ses restrictions commerciales.
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