Le Costa Rica sera de nouveau gouverné par une droite dure jusqu’en 2030, après l’écrasante victoire de la dauphine de l’actuel président, Rodrigo Chaves, au pouvoir depuis 2022. A 39 ans, Laura Fernandez, ancienne ministre de la planification économique puis ministre de la présidence du gouvernement Chaves, a remporté 48 % des votes dimanche 31 janvier, et sera la deuxième femme à gouverner ce pays de 5,2 millions d’habitants après Laura Chinchilla (2010-2014).
« Son projet politique présente toutes les caractéristiques de l’ultradroite qui gouverne aujourd’hui plusieurs pays d’Amérique latine, comme l’Argentine, le Chili, le Salvador ou encore le Honduras récemment, estime la politiste de l’université du Costa Rica, Ilka Treminio. Laura Fernandez a mis en avant sa foi catholique pendant cette campagne, mais a aussi su s’allier aux Eglises évangéliques ; une alliance qui a sans doute beaucoup compté dans sa victoire. »
Toute de blanc vêtue et le poing levé en signe de victoire, la présidente élue s’est exprimée dimanche soir devant ses partisans : « Le Costa Rica a voté pour la continuité du changement, un changement qui veut perfectionner les institutions et les rendre au peuple souverain. » Par « changement », elle entendait la politique menée par le président Rodrigo Chaves, qui quittera son poste le 8 mai, mais devrait intégrer le gouvernement de Laura Fernandez, comme cette dernière l’a indiqué.
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