Tout au long du procès, les accusés – les propriétaires d’une société de sécurité privée basée à Miami, l’un de leurs employés et l’homme qui a financé l’opération – ont affirmé avoir agi de bonne foi sur ordre de la justice haïtienne. Les mercenaires colombiens qu’ils ont engagés ne devaient qu’arrêter l’impopulaire Jovenel Moïse… Quand ils arrivent chez lui, ce 7 juillet 2021, sur les hauteurs de Port-au-Prince, le président est déjà mort, victime de ses propres gardes et de policiers haïtiens.
Une ligne de défense qui n’a pas convaincu les jurés. Pour l’accusation, ces quatre hommes, Arcangel Pretel Ortiz, Antonio Intriago, Walter Veintemilla et James Solages, étaient motivés par la perspective de juteux contrats avec le remplaçant de Jovenel Moïse. Ces hommes risquent désormais la prison à vie.
Un cinquième homme, un pasteur, sera jugé aux États-Unis cette année.
Au total, 13 hommes ont été arrêtés en lien avec l’assassinat. Huit d’entre eux ont plaidé coupable.
Le procès à Miami ne couvre qu’une partie de l’affaire. La justice fédérale américaine s’est saisie du dossier avec un objectif précis : juger les personnes ayant un lien avec les États-Unis dans ce complot.
En Haïti, une enquête plus vaste est toujours en cours, notamment pour répondre à des questions majeures… des zones d’ombre que le procès de Miami n’a pas permis d’éclaircir… Qui a commandité cet assassinat ? Avec quels soutiens politiques ? Ou encore, la femme de Jovenel Moïse était-elle impliquée ?
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