LVMH « pourra passer l’hiver », a ironisé son PDG, Bernard Arnault, lors de la présentation des résultats annuels du numéro un mondial du luxe, mardi 27 janvier, à Paris. En dépit d’un recul inédit de ses ventes (− 5 % par rapport à 2024), à 80,8 milliards d’euros, et d’un résultat opérationnel en baisse de 9 %, le conglomérat est parvenu à maintenir « sa marge opérationnelle à 22 % », contre 23 % un an plus tôt, a fait valoir l’homme d’affaires, en se félicitant d’avoir accumulé une trésorerie de 11,3 milliards d’euros en fin d’exercice.
A l’évidence, LVMH s’est imposé un régime strict au cours de l’année pour réduire son train de vie et faire face au reflux de la consommation d’articles de luxe, notamment en Chine. Le groupe, dont le résultat net a dévissé de 13 % au cours de l’exercice, à 10,9 milliards d’euros, après le paiement de la surtaxe exceptionnelle imposée aux grandes entreprises au nom du redressement des finances publiques, a notamment diminué ses frais marketing.
« Gérer les frais et limiter les dépenses »
A en croire le patron de LVMH, l’année 2026 ne sera pas « simple non plus ». Le groupe devra « gérer les frais et limiter les dépenses ». Deux branches seront particulièrement scrutées. En premier lieu, la division Mode et Maroquinerie qui représente l’essentiel du chiffre d’affaires et du résultat opérationnel de LVMH : les ventes ont dévissé de 8 % en 2025, pour s’établir à 37,7 milliards d’euros, à la suite des contre-performances de Dior, deuxième marque de mode du groupe derrière Louis Vuitton. Le PDG n’a pas souhaité commenter la relance de la maison de couture que pilote sa fille, Delphine Arnault, depuis février 2023.
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