- Les relations sociales sont nécessaires pour le développement personnel et psychologique.
- Cependant, l’insécurité relationnelle peut engendrer anxiété et traumatisme face au rejet.
- Les psychologues recommandent de privilégier les liens de qualité et de renforcer confiance et estime de soi.
L’être humain, dit-on, est un animal social. Pour s’épanouir, se développer, grandir, évoluer, il a besoin d’être entouré, de nouer des relations. Ces relations sont de différentes natures : amoureuses, amicales, familiales ou professionnelles. Faire partie d’un groupe, former un couple, être entouré est un besoin. « De la naissance à la vieillesse, notre lien avec autrui est essentiel à notre survie. Nous avons besoin les uns des autres pour notre sécurité physique, notre bien-être psychologique, notre sentiment d’appartenance à une communauté et nos relations sociales
« , écrit Emma Seppälä, docteure en psychologie et professeure à l’université de Yale, dans Psychology Today
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Néanmoins, pour certaines personnes, créer du lien peut être une source d’angoisse et cacher une insécurité relationnelle (nouvelle fenêtre), voire une anxiété affective. Cela se manifeste de différentes manières. Par exemple, multiplier les appuis pour ne pas rester seul. « Le fait d’utiliser plusieurs personnes pour répondre à ses besoins d’attachement peut indiquer que certaines relations ne sont pas perçues comme suffisamment fiables
« , souligne par exemple la revue Social Psychological and Personality Science
(nouvelle fenêtre). Les autres sont une bouée et ils ne comblent pas le sentiment d’insécurité interne. L’insécurité relationnelle cache également une peur du rejet, alors que l’être humain est programmé pour rechercher l’approbation sociale. Or, lorsqu’il y a une insécurité, une remarque ou une critique, une rupture est vécue comme un traumatisme et provoque une souffrance émotionnelle qui peut être intense.
Travailler sur sa confiance et sa conscience de soi
Les psychologues s’accordent à dire qu’il est important de trouver un équilibre émotionnel, afin d’apaiser son anxiété et de réduire la pression sur les autres. Pour cela, ils conseillent, d’une part, de faire le tri dans ses relations et de se rappeler que ce n’est pas la quantité mais la qualité du lien qui importe. Un travail sur soi peut aussi être nécessaire. Pourquoi ? Pour apprendre à tolérer l’incertitude, d’une part, mais aussi pour prendre du recul. Emma Seppälä souligne par exemple que « des études ont montré que la plupart des gens sous-estiment à quel point une autre personne les apprécie et aime leur compagnie
« . C’est ce qu’on appelle l’écart d’appréciation, et pour les personnes souffrant d’insécurité relationnelle, cet écart donne lieu à des ruminations, des pensées négatives qui sont des sources d’anxiété.
De plus, les personnes sensibles au rejet ont tendance à s’auto-accuser lorsqu’un accroc apparaît, d’où l’importance de travailler sur sa confiance, sa conscience et son estime de soi. « La conscience de soi peut vous aider à comprendre que l’opinion ou le comportement de l’autre personne n’a peut-être rien à voir avec vous
« , rappelle la psychologue. Pratiquer l’auto-valorisation permet également de reprogrammer son esprit et de chasser les croyances négatives. Un spécialiste de la santé mentale peut aider à réaliser ce travail, notamment via les thérapies cognitives et comportementales.











