Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut
« Depuis plus d’un an, Dassault revendique de facto la mainmise sur le projet. Cette attitude est une invitation à nous renier sur un plan industriel ; ça ne peut pas passer » : milieux industriels et syndicats font front commun contre l’avionneur français et réclament une alternative à l’actuel programme d’avion de combat européen Scaf (système de combat aérien du futur) lancé en 2017 par Paris et Berlin.
Dans une tribune commune parue lundi dans le quotidien économique Handelsblatt, le numéro deux du syndicat IG Metall et la présidente de la fédération allemande des industries aéronautiques estiment que le projet initial d’un avion unique n’est plus tenable et que deux avions au sein d’un Scaf européen commun constitue une réponse plus efficiente.
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Depuis des semaines, les spéculations des alternatives à une alliance Dassault/Airbus vont bon train en Allemagne. Berlin pourrait se rallier au projet développé par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon ou travailler avec le Suédois Saab.
Deux avions distincts ne signifient pas l’enterrement complet du projet Scaf. Les drones et le cloud numérique qui font partie de ce projet très ambitieux pourraient être développés en commun. Paris aurait demandé un délai supplémentaire jusqu’à la fin du mois pour trancher sur ce dossier qui envenime les relations franco-allemandes.













