dimanche, mai 17

  • L’association qui gère le lieu de culte a été visée par un courrier contenant des « propos à caractère raciste et islamophobe ».
  • Une nouvelle missive haineuse après celle adressée au maire d’Agen mercredi.
  • Une enquête a été ouverte pour chacun de ces faits, selon les autorités.

Qui est l’auteur des violentes missives ? L’association gérant la mosquée d’Agen a été visée, vendredi 15 mai, par un courrier proférant des « menaces de mort » et « des propos à caractère raciste et islamophobe », a indiqué samedi à l’AFP la préfecture du Lot-et-Garonne.

« À la suite des menaces de mort proférées à l’encontre du maire d’Agen ainsi que du président de l’association de la mosquée d’Agen, le préfet de Lot-et-Garonne condamne avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables, ainsi que les propos à caractère raciste et islamophobe ayant accompagné ces menaces », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Mercredi, le maire d’Agen Laurent Bruneau avait annoncé déposer plainte après avoir reçu le matin même une lettre de menaces accompagnée de trois cartouches « de gros calibre ».

Selon le journal Sud-Ouest (nouvelle fenêtre), la missive envoyée à la mosquée contenait également « quatre balles de fusil » et était signée par le même pseudonyme que celle destinée au maire divers gauche, élu en mars. « À l’approche de la fête de l’Aïd-el-Kébir, cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la communauté musulmane de l’agglomération agenaise. De nombreuses familles expriment aujourd’hui leur peur et leur incompréhension face à cette escalade », a réagi dans le quotidien régional le président de la mosquée Messaoud Settati, dénonçant des faits « extrêmement graves ».

Fin avril, des tags « anti-islam » avaient été découverts avant d’être rapidement effacés, sur les murs extérieurs d’une salle du Passage d’Agen, en banlieue de la préfecture du département, où se tenait en soirée un dîner interreligieux, avec les représentants départementaux des différents cultes. 

Une enquête a été ouverte pour chacun de ces faits, selon les autorités.

La rédaction de TF1info avec AFP

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