Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir
Selon les déclarations de la présidente du Conseil, cette décision a été prise « pour protéger la sécurité nationale et prévenir de possibles répercussions sur l’Italie », qui ne partage pas de frontière terrestre avec l’Espagne.
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Mais derrière ce choix, il y a surtout une volonté de jouer les gros muscles en cette période de pré-campagne électorale pour les élections générales de 2027.
La décision de fermer les frontières maritimes et aériennes avec l’Espagne était dans l’air dès jeudi soir et totalement partagée par la Première ministre Giorgia Meloni et ses deux grands alliés, Antonio Tajani, leader de Forza Italia, et Matteo Salvini, chef de la Ligue.
Il faut dire que cet acte s’insère dans le début de la campagne électorale pour les législatives de 2027.
La question des migrants étant un des sujets clefs de la droite et de l’extrême droite, sachant que 73 % des Italiens souhaitent une gestion encore plus ferme de l’immigration illégale.
Les événements de Ceuta permettent donc à Rome de faire une démonstration de force.
Mais Pedro Sanchez, dont les divergences politiques avec Giorgia Meloni sont très profondes, a tenu à rappeler qu’entre 2021 et 2026 le nombre d’arrivées de migrants illégaux en Italie a été de 478 600 contre 234 760 en Espagne, selon les données de l’agence européenne Frontex.
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