Sa période de sûreté est arrivée à son terme. David Hotyat, auteur de la tuerie du Grand-Bornand (Haute-Savoie) en 2003, a déposé une demande de libération conditionnelle en septembre 2025, indique à BFMTV le parquet de Nancy, confirmant une information de La Voix du Nord.
En 2006, il avait écopé de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans qui a pris fin en 2025, lui donnant le droit de formuler des requêtes d’aménagement de sa peine.
« Il sollicite une libération conditionnelle avec placement extérieur probatoire », explique le parquet, qui ajoute qu’une « expertise et une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité sont obligatoires ».
Le juge d’application des peines attend désormais les résultats de cette évaluation pour pouvoir audiencer cette requête devant le tribunal. Aucune date d’audience n’a été fixée à ce stade.
Cinq membres d’une famille disparaissent en 2003
Le 11 avril 2003, le promoteur Xavier Flactif, sa compagne Graziella Ortolano et trois de leurs enfants âgés de 6 à 10 ans se volatilisaient après avoir été aperçus pour la dernière fois devant leur chalet au Grand-Bornand (Haute-Savoie). C’est un autre fils de Graziella Ortolano qui avait découvert la maison vide, le lendemain, et qui avait prévenu les autorités.
Une semaine plus tard, un appel à témoins est lancé pour retrouver la trace des cinq disparus. Grâce à des expertises menées dans la maison, les enquêteurs constatent la présence du sang des cinq individus, ainsi que celui d’une sixième personne. Des mois plus tard, celle-ci est identifiée: il s’agit de David Hotyat, l’un de leurs voisins.
Tués par jalousie
Interpellé, ce dernier reconnaîtra avoir tué le couple et leurs enfants par jalousie, au sein de leur chalet. Il conduira ensuite les gendarmes en forêt de Thônes, et indique que c’est à cet endroit qu’il a amené puis brûlé les corps des victimes, ce que les expertises confirmeront.
En première instance, David Hotyat avait écopé de la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans en 2006. Jugé aux côtés de plusieurs autres personnes soupçonnées de complicité ou d’association de malfaiteurs, il était le seul à faire appel du verdict. Contre toute attente, il s’était finalement désisté de son appel à l’ouverture de l’audience.
Article original publié sur BFMTV.com











