- Le fils cadet d’Elizabeth II a déposé un recours pour faire « annuler les mandats de perquisition » délivrés en février dernier à son encontre.
- Le duc d’York déchu avait été interpellé à son domicile le jour de son anniversaire et placé en garde à vue pendant plusieurs heures en raison de ses liens avec le pédocriminel américain.
- Une audience doit se tenir ce jeudi 8 octobre devant la Haute Cour de Londres pour statuer sur sa demande.
La photo de sa sortie de garde à vue qui a fait le tour du monde refait surface dans la presse britannique. Le Telegraph
(nouvelle fenêtre)
rapporte qu’Andrew Mountbatten-Windsor attaque la police de la Thames Valley, qui l’a arrêté en début d’année dans le cadre de l’affaire Epstein (nouvelle fenêtre). L’ex-prince d’Angleterre a engagé une action en justice afin de faire « annuler des mandats de perquisition délivrés par un juge de la cour criminelle centrale le 18 février 2026 »
, confirme à l’AFP une porte-parole des services judiciaires britanniques.
Décision imminente
Une audience est programmée ce jeudi 8 octobre devant un juge de la Haute Cour à Londres au sujet de ce recours. Andrew, devenu à nouveau grand-père récemment, avait été interpellé à 8h du matin le 19 février, jour de ses 66 ans, à son domicile par les officiers de la Thames Valley, chargés de l’enquête sur des soupçons de « faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions publiques »
.
Le frère du roi Charles III avait été entendu plusieurs heures, soupçonné d’avoir transmis des documents potentiellement confidentiels au pédocriminel américain lorsqu’il était émissaire au Commerce entre 2001 et 2011. Une première dans l’histoire récente de la monarchie britannique.
Andrew Mountbatten-Windsor, qui nie les faits qui lui sont reprochés, n’a pas été inculpé à ce stade. « Alors que notre enquête pour manquement dans l’exercice d’une fonction publique se poursuit, nous sommes engagés dans une procédure judiciaire relative à des mandats précédemment obtenus auprès de la cour criminelle centrale »
, a déclaré à l’AFP la police de la Thames Valley, qui a mené les perquisitions. Un député avait réclamé l’ouverture d’une enquête pour « trahison »
à l’encontre du duc d’York déchu, d’autres avaient appelé à son éviction de l’ordre d’accession au trône.

