- Le Parquet national financier a indiqué vendredi avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille.
- Le nom de l’ex-ministre apparaît des centaines de fois dans des millions de documents liés à l’affaire Epstein.
- Une annonce accueillie « avec sérénité et même soulagement », a réagi l’intéressé ce samedi.
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Il affirme avoir accueilli « avec sérénité et même soulagement »
le lancement des investigations. « Les accusations portées à mon encontre sont infondées »
, a assuré samedi l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, dans un communiqué transmis à l’AFP. L’actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA) est visé avec sa fille Caroline par une enquête du Parquet national financier (PNF) (nouvelle fenêtre), pour ses liens supposés avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.
L’institution judiciaire avait indiqué vendredi à l’AFP avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée »
. « Elle permettra de faire toute la lumière sur des accusations portant atteinte à
ma probité et à mon honneur
(nouvelle fenêtre)«
, a réagi Jack Lang ce samedi.
Des appels à la démission qui se multiplient
Cette procédure avait été lancée dans le sillage de la publication de millions de documents liés à l’affaire Epstein par le département américain de la Justice, la semaine passée. Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l’ex-ministre français, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein (nouvelle fenêtre) et ses liens d’intérêt avec le financier américain ont été mis en lumière. Les appels à sa démission de la direction de l’IMA se multiplient depuis, mais Jack Lang les a jusqu’alors balayés.
Mercredi, il avait formellement exclu de démissionner (nouvelle fenêtre), concédant avoir été « naïf »
et assurant n’avoir jamais rien su des crimes reprochés à l’homme d’affaires américain, mort en prison en 2019. L’ex-responsable socialiste avait aussi déclaré ne pas « craindre »
une procédure judiciaire, affirmant se sentir « blanc comme neige »
. Dans le communiqué envoyé ce samedi à l’AFP, il ne s’est pas exprimé davantage sur une éventuelle démission.
La pression ne cesse de croître pourtant. Jack Lang sera reçu dimanche au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur ses liens passés avec le criminel sexuel, avait annoncé vendredi le ministre Jean-Noël Barrot. « Je me réserve, s’agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options »
, avait-il ajouté, évoquant de « premiers éléments »
déjà « d’une extrême gravité »
, qui « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi »
. D’après l’entourage du ministre, ce dernier a demandé au président de l’IMA « de prendre rapidement la bonne décision »
dans ce contexte.













