Jack Lang et le Parti socialiste (PS), c’est désormais de l’histoire ancienne. Depuis que les liens financiers et amicaux entre l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand, à la tête de l’Institut du monde arabe (IMA) depuis 2013, et le criminel sexuel Jeffrey Epstein ont été révélés, le PS s’est désolidarisé de cette figure de l’ère mitterrandienne. Une gloire d’antan qui se retrouve plongée dans une affaire qui « sent le soufre », selon Luc Broussy, proche du premier secrétaire, Olivier Faure, et président du conseil national du PS.
Olivier Faure a d’ailleurs été l’un des premiers responsables politiques à presser Jack Lang de quitter la présidence de l’IMA. « A ce stade, rien n’implique Jack Lang dans les scandales sexuels, mais il doit réfléchir à sa démission pour protéger l’institution qu’il préside », a-t-il déclaré à Franceinfo, le jeudi 5 février.
Olivier Faure s’est aussi dit heurté par la défense de l’ancien ministre qui s’étonnait sur France 2, le 4 février, au sujet de l’homme d’affaires américain : « Comment cet homme si courtois, si charmant, si généreux, avait pu perpétrer de pareilles abominations. » Des propos vertement condamnés par le dirigeant socialiste : « Jeffrey Epstein n’était pas un homme charmant, il était un pédocriminel et notre bienveillance doit être réservée aux victimes ! (…) J’ignore si Jack Lang est coupable d’avoir, en connaissance de cause, fermé les yeux sur les agissements de Jeffrey Epstein, ou si, par sa fréquentation, il a participé à les couvrir. Mais ce qui heurte d’ores et déjà, c’est la manière dont il évoque aujourd’hui cette affaire. »
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