Le président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, Casey Wasserman, a présenté samedi 31 janvier ses excuses après que son nom est apparu parmi les derniers documents liés à l’affaire Epstein publiés par le gouvernement américain.
Ces documents sont des échanges de courriels salaces en 2003 entre M. Wasserman et Ghislaine Maxwell, qui purge actuellement une peine de vingt ans de prison pour avoir aidé le criminel sexuel Jeffrey Epstein à recruter des prostituées mineures.
« Je regrette profondément ma correspondance avec Ghislaine Maxwell, qui a eu lieu il y a plus de vingt ans, bien avant que ses crimes horribles ne soient révélés au grand jour », a déclaré M. Wasserman, 51 ans, dans un communiqué obtenu par l’Agence France-Presse (AFP). Il a affirmé n’avoir « jamais eu de relation personnelle ou professionnelle avec Jeffrey Epstein ».
« Comme cela a été largement documenté, j’ai participé à un voyage humanitaire en tant que membre d’une délégation de la fondation Clinton en 2002 à bord de l’avion d’Epstein », a expliqué M. Wasserman. « Je suis profondément désolé d’avoir été associé à l’un ou l’autre d’entre eux », a-t-il ajouté.
Accusations de dissimulation
Les mails en question font partie des millions de documents publiés vendredi par le ministère de la justice américain sur l’affaire Epstein. Jeffrey Epstein était accusé d’avoir monté un vaste réseau d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures. Il s’est suicidé en prison en août 2019 selon les autorités, avant d’être jugé.
Des parlementaires républicains et démocrates ont joint leurs forces pour pousser à la publication de cette énorme masse de photos, vidéos et documents écrits (courriers électroniques, auditions de témoins, etc.), contre la volonté du président américain.
Cette réticence de Donald Trump a indigné certains de ses partisans, qui voient dans l’affaire Epstein, terreau fertile pour toutes sortes de théories du complot, la confirmation de leurs suspicions quant à la dépravation des élites. Le ministère a justifié la lente diffusion par la nécessité de protéger les victimes en biffant des noms, voire des passages entiers, ou en recouvrant des visages sur les photos. Cette publication au compte-gouttes et ces caviardages ont alimenté des accusations de dissimulation contre l’administration Trump.














