Le choix du lieu ne manquait pas d’ironie. C’est au centre des performances artistiques de Chappaqua (New York), près de son domicile, que l’ancienne secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a été contrainte à un exercice pénible, jeudi 26 février : une audition devant des élus de la Chambre des représentants, au sujet de ses contacts passés éventuels avec Jeffrey Epstein. Dans une déclaration en ouverture, elle l’a qualifiée de « théâtre politique partisan ». Vendredi, c’est son mari, l’ancien président Bill Clinton, qui subira cette épreuve, compliquée dans son cas par les éléments matériels sur sa proximité avec le financier et leurs déplacements communs.
« Je n’avais aucune idée de leurs activités criminelles, a résumé Hillary Clinton au sujet du couple Epstein-Maxwell. Je ne me souviens pas avoir un jour rencontré M. Epstein. Je n’ai jamais volé à bord de son avion ou visité son île, ses maisons ou ses bureaux. » Aucun document connu dans les archives sur le prédateur sexuel ne la met en cause d’une quelconque façon. Les seules références à l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2016 sont des revues de presse. Hillary Clinton a donc toutes les raisons d’être furieuse de cette épreuve, qui la renvoie, encore une fois, au comportement de son mari et à ses infidélités passées.
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