- Le ministère de la Justice américain a entrepris vendredi de publier une nouvelle masse de millions de pages de documents en lien avec l’affaire Epstein.
- Depuis, une centaine de victimes déclarées du prédateur sexuel ont vu leurs vies « bouleversées », selon un courrier d’avocats.
- En réponse, un juge va examiner leur requête, après avoir assuré comprendre leur « inquiétude ».
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L’affaire Epstein éclabousse Donald Trump et son administration
Des millions de pages viennent à peine d’être déclassifiées, qu’elles craignent déjà de subir une double peine. Un juge américain examinera mercredi la requête de victimes du criminel sexuel américain décédé Jeffrey Epstein, qui veulent fermer l’accès au site gouvernemental consacré à l’affaire après la publication de leurs noms dans des documents désormais publics (nouvelle fenêtre).
Le ministère de la Justice américain a entrepris vendredi la publication d’une nouvelle masse de documents concernant ce prédateur sexuel. Il affirme avoir ainsi respecté l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier explosif (nouvelle fenêtre), le président américain lui-même étant cité dans plusieurs documents déjà dévoilés auparavant (nouvelle fenêtre).
Une centaine de victimes déclarées ont vu leurs vies « bouleversées »
par ces nouvelles publications, selon un courrier d’avocats, cité lundi soir par le New York Times
(nouvelle fenêtre). « Je comprends votre inquiétude et l’urgence des problèmes présentés »
, a écrit le juge new-yorkais Richard Berman à ces avocats en réponse, dans un document vu par l’AFP. Le magistrat les invite par ailleurs à venir avec leurs clients à l’audience, mercredi matin.
Le ministère de la Justice a travaillé à « retirer plusieurs milliers de documents »
La ministre de la Justice Pam Bondi (nouvelle fenêtre) a reconnu lundi, dans une lettre adressée au tribunal, que ses équipes avaient travaillé tout le week-end pour « retirer plusieurs milliers de documents et de contenus médiatiques qui pouvaient avoir, par inadvertance, inclus des informations permettant d’identifier des victimes »
, ajoute le quotidien.
Selon le New York Times
, les avocats ont également demandé la nomination d’un contrôleur indépendant pour superviser le processus de publications. Dimanche déjà, le journal avait fait état de la publication par le ministère de photos de jeunes femmes nues, possiblement des adolescentes, dans les dossiers (nouvelle fenêtre).
Dans les trois millions de pages publiées, une quarantaine de photos sexuellement explicites ou permettant d’identifier des victimes avaient été conservées. Elles faisaient « apparemment partie d’une collection personnelle »
, précisait le New York Times
. Selon Le Monde
(nouvelle fenêtre), ces documents comptent en tout 2.000 vidéos et 180.000 photos.
Figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, Jeffrey Epstein était accusé d’avoir exploité sexuellement plus de 1.000 jeunes femmes, dont des mineures. Il avait été retrouvé pendu dans sa cellule de New York en 2019, avant son procès pour crimes sexuels. Sa mort a alimenté d’innombrables théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour protéger des personnalités de premier plan.










