- Le prêt à taux zéro (PTZ) aide les ménages modestes à financer leur première résidence principale.
- Ce crédit gratuit reste soumis à un plafond de ressources.
- Mais une députée propose de le généraliser pour toutes les familles à chaque arrivée d’un enfant.
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Achat immobilier ou travaux : les aides pour les propriétaires
Le taux moyen d’un crédit immobilier sur 25 ans tourne aujourd’hui autour de 3,60%. Autrement dit, emprunter 200.000 euros coûte près de 100.000 euros en intérêts. Sans compter les frais de dossier, les frais liés aux garanties et l’assurance emprunteur. Ces frais peuvent mettre en difficulté les acheteurs les plus fragiles financièrement. D’autant que, pour rappel, vous remboursez d’abord en priorité à la banque la valeur des intérêts avant d’entamer le capital de votre achat.
Le prêt à taux zéro (PTZ), garanti par l’État, soutient l’accession à la propriété à destination des ménages dont les ressources ne dépassent pas certains plafonds. Ce prêt, sans intérêts ni frais de dossier, ne peut excéder 25 ans. Attention, il ne peut pas financer la totalité de l’achat de votre maison ou appartement : un crédit immobilier classique doit compléter le financement. Le PTZ accordé dépend de vos revenus, de la zone où se situe votre futur logement et du nombre d’occupants.
Par exemple, si votre logement se situe en zone B1 et que vous habitez seul, vous devrez déclarer moins de 34.500 euros pour espérer décrocher un PTZ, alors qu’il faut déclarer moins de 28.500 euros si vous achetez en zone C. Si vous êtes en couple et que vous avez un enfant, vous ne devez pas dépasser 62.100 euros de revenus pour acheter en zone B1 et 51.300 euros en zone C. La nature du bien et le prix d’achat peuvent également entrer en compte dans le dossier.
Il concerne l’acquisition d’un logement neuf, d’un logement ancien situé en zone détendue (zones B2 et C, à condition de réaliser des travaux d’un certain montant permettant une amélioration de la performance énergétique), d’un logement social que vous habitez, ou encore d’un logement réalisé dans le cadre d’un contrat de location-accession, détaille le ministère de l’Économie sur son site (nouvelle fenêtre). Notez que vous pouvez cumuler le PTZ avec les aides MaPrimeRénov’ pour financer une rénovation d’ampleur. « Seuls les établissements de crédit ayant signé une convention avec l’État peuvent accorder un PTZ. La demande est à adresser directement à l’établissement bancaire de votre choix, qui n’a pas l’obligation d’accorder le prêt à taux zéro
« , prévient encore le ministère de l’Économie.
Une proposition de loi pour élargir le dispositif
La députée Constance de Pélichy (Loiret), du groupe LIOT, est l’auteure et rapporteure d’une proposition de loi (nouvelle fenêtre) visant à faciliter l’accès au logement des familles. Elle cible la création d’un prêt à taux zéro à hauteur de 100.000 euros pour l’acquisition ou l’agrandissement du domicile familial, sans condition de revenus. Ce prêt serait accessible dès la déclaration de grossesse jusqu’aux cinq ans de l’enfant, quel que soit le logement.
Le PTZ serait rechargeable à chaque nouvelle arrivée d’un enfant. Cette proposition convainc l’Union nationale des associations familiales (l’UNAF) (nouvelle fenêtre), qui rappelle que le logement représente le premier poste de dépenses du budget des Français : « c’est un déterminant majeur du pouvoir d’achat des familles et de leur qualité de vie. Il est le socle indispensable pour fonder une famille, et à ce titre un élément majeur de la politique familiale.
» De son côté, la députée Constance de Pélichy estime que le coût du logement figure parmi les causes de cette baisse des naissances : « Celui-ci a plus que doublé entre 2000 et 2021, alors même que les revenus des ménages n’ont pas augmenté de manière significative
« .




