Chez Les Républicains (LR), les sujets consensuels sont trop rares pour ne pas s’y accrocher. Jusqu’à la dernière seconde, la droite est bien décidée à s’opposer à l’accord UE-Mercosur. L’affaire paraît mal engagée pourtant avec la signature, samedi 17 janvier, à Asuncion, au Paraguay, de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et quatre pays d’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).
De leur côté, les syndicats agricoles français espèrent encore retarder son entrée en vigueur en manifestant, mardi 20 janvier, à Strasbourg, ville où siège le Parlement européen. Le lendemain, les eurodéputés se prononceront sur une résolution visant à saisir la Cour de justice de l’UE (CJUE) pour vérifier la compatibilité de l’accord avec les traités européens. Une majorité d’eurodéputés pourrait geler le processus de ratification jusqu’à l’avis de la CJUE.
Les six eurodéputés de LR ont choisi leur camp depuis le début et poussent activement pour cette saisine. Au milieu des tracteurs, ils formeront une délégation LR en compagnie de plusieurs députés emmenés par leur chef à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez (Haute-Loire) et le spécialiste agriculture du groupe, Julien Dive (Aisne). L’objectif est affiché dans un communiqué : « Toute la pression doit être mise sur le Parlement européen. Les députés européens ont entre leurs mains l’avenir de nos agriculteurs. Ils doivent s’opposer à l’accord. »
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