L’enquête sur la collision ferroviaire survenue le 18 janvier près d’Adamuz, en Andalousie, qui a fait 45 morts, s’oriente désormais vers une défaillance de l’infrastructure. Selon un rapport préliminaire publié vendredi 23 janvier par la commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF), l’hypothèse privilégiée est celle d’une rupture de rail, survenue avant le passage d’un des trains accidentés, au niveau d’une soudure reliant deux tronçons de voie.
Le drame s’est produit lorsque les trois dernières voitures d’un train à grande vitesse de l’opérateur privé Iryo, une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia, reliant Malaga à Madrid, ont déraillé. Déportées sur la voie voisine, elles ont percuté de plein fouet un train de la Renfe, la compagnie ferroviaire publique espagnole, assurant la liaison Madrid-Huelva et circulant en sens inverse.
Les premières conclusions de la CIAF, organisme officiel dépendant du ministère des transports, reposent sur l’analyse de marques anormales relevées sur les roues droites de plusieurs voitures du train Iryo. Ces entailles, décrites comme présentant un motif géométrique précis, « sont compatibles avec le fait que la voie aurait été fracturée », indiquent les enquêteurs. Ils notent également que des encoches similaires ont été observées sur les roues de trois autres trains ayant circulé au même endroit quelques heures auparavant.
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