Pékin a officiellement sifflé la fin de ses manœuvres « Mission Justice 2025 » et l’armée se félicite de son « succès ». Tous les navires chinois sont actuellement en train de s’éloigner des eaux situées aux alentours de l’île de Taïwan, après deux jours d’exercices militaires.
Harcelée par 77 avions et 25 navires chinois, l’île reprenait son souffle mercredi 31 décembre. Si la tension baisse d’un cran, le pays reste néanmoins en alerte maximale. D’autant que le président chinois Xi Jinping, dans ses vœux pour l’année 2026, a réaffirmé que « rien ni personne n’empêchera la réunification de la mère patrie ». Ces déclarations, tout comme les manœuvres militaires, sont un message envoyé aux 23 millions d’habitants de Taïwan : la Chine est prête à tout moment à envahir l’île qu’elle considère comme son territoire.
Mais elles visent aussi l’Australie et le Japon, qui avaient osé hausser le ton contre ce bruit de bottes. Ce sont des « critiques irresponsables », a rétorqué Pékin, qui a dénoncé ces pays qui « ferment les yeux sur les forces séparatistes à Taïwan, qui cherchent à obtenir l’indépendance par des moyens militaires ».
Les manœuvres chinoises avaient aussi été critiquées par l’Union européenne, l’Allemagne, la France ou encore les Philippines, tandis que le président américain Donald Trump a assuré « ne pas être inquiet ». Taïwan, de son côté, s’efforce de garder son calme et fustige « une provocation flagrante ». Les autorités taïwanaises jugent que les manœuvres ont été un « échec » car le blocus maritime que l’armée chinoise voulait simuler n’a en réalité pas eu lieu.
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