“L’Europe ne veut plus prendre de gants avec Trump”, résume Foreign Policy. Au premier jour de la Conférence de Munich sur la sécurité, “un thème clair se dégageait déjà : les dirigeants européens n’hésitent pas à affirmer que l’ordre mondial d’après-guerre est moribond et ils en tiennent le président américain Donald Trump pour responsable”.
En ouverture de la conférence, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que l’ordre mondial fondé sur des règles “n’existait plus” et qu’un “profond fossé s’était creusé entre l’Europe et les États-Unis”. Mais il a également souligné que “les États-Unis et l’Europe ont toujours besoin l’un de l’autre”, selon le magazine américain.
“À l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour agir seuls”, a-t-il affirmé. “Chers amis, l’appartenance à l’Otan n’est pas seulement un atout pour l’Europe. C’est aussi un atout pour les États-Unis. Alors, réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique”, a-t-il lancé.
Confiance érodée
Une cinquantaine de dirigeants mondiaux sont attendus à la conférence de cette année, “où seront abordés la défense européenne et l’avenir de la relation transatlantique”, mais aussi “la guerre russo-ukrainienne, les tensions entre l’Occident et la Chine, ainsi qu’un éventuel accord nucléaire irano-américain”, relève la BBC.
L’édition 2026 “intervient alors que l’engagement des États-Unis envers l’Otan est remis en question”, souligne le diffuseur britannique. “L’ambition de Trump d’annexer le Groenland est également perçue par de nombreux dirigeants européens comme un tournant décisif qui a érodé la confiance envers leur principal allié”.
Dans son discours, qui clôturait la journée, Emmanuel Macron a exposé “ce qu’il considère comme la voie essentielle pour bâtir une Europe forte, qui ne soit pas soumise à un monde de puissances sans limites”, remarque El País. “Il a fait remarquer que cette voie ferait de l’Europe un allié plus précieux pour ses partenaires, mais a évité d’insister sur l’importance de la relation transatlantique, contrairement à Merz”, note le quotidien espagnol.
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