« Un tel spectacle vaut bien une nuit blanche. » Bonnet de laine sur la tête pour affronter les températures avoisinant les 10 degrés, gilet polaire fermé jusqu’au cou, sac à dos de marche rempli de provisions, Alix Levrault, ingénieure en transport de 25 ans, installée à Saint-Denis de La Réunion, a décidé de « monter au volcan » avec quatre amis, sitôt après avoir appris, dans la soirée du dimanche 18 janvier, que le piton de la Fournaise était entré en éruption. Celle-ci a débuté à 19 h 42 (16 h 42 à Paris), selon la préfecture de La Réunion qui a déclenché le dispositif spécifique Orsec-Volcan.
La jeune femme décrit, émerveillée, les « impressionnantes » projections de lave, les coulées avec variation d’orange « grandioses » bien marquées dans la nuit, et plus encore le « halo rouge » sous ce « ciel étoilé ». « C’est dingue, cela donne des frissons. C’est indescriptible », s’enthousiasme-t-elle, disant ne « plus trouver de superlatifs ».
La position avantageuse de l’éruption, son intensité et la période de vacances scolaires de l’été austral ont provoqué, tout au long de la nuit, un afflux continu de milliers de personnes et de voitures sur le massif du volcan. Selon l’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF), « trois fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc nord du cône du volcan ». Avec une quatrième « plus en amont » des trois autres. Elles sont situées dans l’enclos Fouqué, une vaste caldeira inhabitée, en forme de fer-à-cheval entourée de parois qui protègent le reste de l’île. L’accès à l’enclos, prisé pour ses randonnées qui conduit au sommet du volcan, a été interdit pour des raisons de sécurité.
Il vous reste 69.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
















