En ce 18 février, “plus d’un demi-million de musulmans pratiquants de New York [ont entamé] le jeûne” du ramadan. Parmi ceux-ci figure le tout premier maire musulman de la Grosse Pomme, Zohran Mamdani, entré en fonctions le 1er janvier dernier, rapporte The New York Times.
Ce n’est pas la première fois que le politicien se retrouve à respecter le ramadan tout en exerçant des fonctions électives : il le faisait déjà “depuis 2021 tout en siégeant à l’assemblée de l’État de New York”, explique le journal en soulignant que Zohran Mamdani l’a toujours observé de façon tout à fait publique. Comme l’an dernier, au beau milieu de sa campagne électorale pour la mairie de New York, quand il avait posté sur les réseaux sociaux une photo de rupture du jeûne “où on pouvait le voir en train de déguster un Burrito dans la ligne Q du métro de la Grosse Pomme”.
Cette année, le maire va devoir jeûner “tout en prononçant des discours, en parcourant la ville pour se rendre à des rendez-vous et en allant à la rencontre de ses électeurs, sans même pouvoir prendre une collation ou une gorgée d’eau”, note le quotidien.
Un surcroît de visibilité
Durant le mois de ramadan, le maire a en outre prévu d’organiser “des dîners de rupture du jeûne en compagnie de pompiers de la ville, de livreurs et d’autres travailleurs musulmans new-yorkais”.
Il compte aussi “soutenir les distributions de repas organisées dans certaines mosquées”. Son équipe prévoit également des actions spécifiques en direction des communautés musulmanes d’Afrique de l’Ouest, d’Asie du Sud, du Moyen-Orient et africaines-américaines de la ville, une façon “de mettre en avant la diversité des origines des musulmans de New York”.
Selon une étude de l’Institute for Social Policy and Understanding, un groupe de réflexion spécialisé sur les musulmans des États-Unis, cité par le New York Times, “plus de 20 % des musulmans américains vivent dans la Grosse Pomme”.
Si le fait que Zohran Mamdani, en observant le ramadan lui-même, va donner un surcroît de visibilité à cette tradition, les anciens maires de la ville ont également profité du ramadan “pour organiser des événements ou faire des gestes en direction des musulmans de la ville”, rappelle le quotidien new-yorkais.
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